Xanthorie

 
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Xanthorie

Xanthoria sp.

Les lichens ne sont pas des plantes, mais plutôt une association mutuellement avantageuse entre deux types d’organismes : un champignon et une algue. Le champignon apporte un milieu protégé à l’algue qui, pour sa part, fournit des nutriments découlant de la photosynthèse. Les lichens sont très résistants et ils peuvent survivre dans des conditions hostiles, là où plusieurs plantes en sont incapables.

L'image : Une xanthorie orange

 
Point de vue en 3D : Xanthorie
 
 
Des xanthories orange poussant sur le versant d'une montagne.

L’importance de l’espèce

Les nutriments sont des outils importants pour la croissance de la xanthorie (désignée scientifiquement sous le nom de Xanthoria sp.). Ce lichen pousse près des nids et des perchoirs d’oiseaux et de petits mammifères, là où l’apport en nutriments animaux est abondant.

 

La dissémination

La xanthorie peut s’emparer d’un habitat que d’autres sont tout simplement incapables d’envahir. Ici, vous voyez comment la xanthorie est en mesure de s’étendre sur la paroi d’une roche.

Les zones oranges représentent les Xanthorie.

Une augmentation de la quantité de xanthories sur une période de 100 ans.
 
Cent ans
Zéro année
 
 

Une explosion de couleurs

 

Dans l’Arctique où il n’y a pas d’arbres, on peut voir de loin les grandes taches orange des xanthories.

 

Des lichens « feuillus »

 

Les lichens prennent trois formes principales : le lichen fruticuleux (il ressemble à de petits arbrisseaux), le lichen crustacé (la croûte adhère si fortement à son substrat qu’elle ne peut s’effriter) et le lichen foliacé (il se nomme ainsi du fait qu’il est plat, comme les feuilles qui composent en grande partie le feuillage). Étant donné que les xanthories sont des lichens foliacés, elles adhèrent à leurs substrats rocheux en certains points seulement.

 

Le temps et les lichens

 

Les xanthories ont été parmi les premiers groupes de lichens à être utilisés en lichénométrie, une technique qui sert à déterminer l’âge d’un rocher de surface. En mesurant la vitesse de croissance des lichens, puis en mesurant la grosseur des colonies de lichens sur des surfaces dans un environnement similaire, les scientifiques peuvent effectuer des estimations assez justes de la date du recul d’un glacier jusqu’à un certain point, ou du moment où un quelconque monument de pierre s’est formé.