Le Thalassiosira nordenskioeldii

 
Déplacez pour faire tourner le spécimen

Le Thalassiosira nordenskioeldii

Tout élément sur Terre dépend de quelque chose d’autre pour assurer sa survie. La chaîne alimentaire de l’Arctique est très complexe avec chaque organisme marin dépendant d’un autre pour compléter la chaîne. Dans les eaux côtières de l’Arctique, de petits organismes du nom de diatomées agissent comme principaux producteurs dans ce précieux réseau alimentaire.

L'image : Un coup d'oeil microscopique sur Thalassiosira nordenskioeldii.

 
Point de vue en 3D : Le Thalassiosira nordenskioeldii
 
 
Deux baleines boréales en train de nager.

L’importance de l’espèce

Le Thalassiosira nordenskioeldii (son nom scientifique) fait partie d’un groupe de diatomées sur lequel dépend la totalité de la chaîne alimentaire planctonique marine de l’Arctique. Ces minuscules protistes vivants fournissent les nutriments et l’énergie alimentaire nécessaires à d’autres organismes plus grands et dont dépend à son tour l’alimentation des mammifères marins, comme les baleines et les phoques.

 

Le réseau alimentaire

Le réseau alimentaire est une chaîne complexe où tout ce qui vit dépend d'autres choses pour survivre. Le réseau alimentaire de l'Arctique consiste en une telle chaîne.

Ce graphique informatif montre comment 1 seul kg d'ours blanc dépend de 10 kg de phoque annelé, que l'énergie de 1 kg de phoque annelé repose sur la consommation de 10 kg de poisson, que 1 kg de poisson requiert 10 kg de zooplancton et que 10 kg de phytoplancton sont nécessaires à la création de 1 kg de zooplancton.

Quand on regarde cette chaîne dans son ensemble, il faut la quantité considérable de 10,000 kg de phytoplancton pour créer 1 kg d'ours blanc.

Une image montrant un ours polaire, un joint, poissons, zooplancton et le plancton.
 
 
 

La vie de célibataire

 

Les diatomées se reproduisent sexuellement et asexuellement. Le Thalassiosira nordenskioeldii croît en nombre par multiplication asexuée grâce à la mitose, mais pendant  une période de grand stress il peut aussi se reproduire sexuellement par l’union de formes cellulaires génétiquement uniques.

 

Une chaîne en connectivité

 

Les cellules de Thalassiosira nordenskioeldii contiennent des filaments qui permettent à chaque individu de se rejoindre pour créer une chaîne, comme des perles. Sous un microscope, cette chaine ressemble à un collier.

 

Une colonie flottante

 

Chaque Thalassiosira nordenskioeldii contient de longs tubes ou « portulae » qui abritent des filaments supplémentaires. Ces filaments peuvent s’étirer dans l’eau pour permettre à une colonie entière de flotter.

 

Vidéo

 

La vie planctonique

Regardez cette vidéo pour en apprendre davantage sur le plancton.

© Parafilms. Utilisation sous licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé (CC BY-NC-ND 3.0)

 

Transcription : La vie planctonique

Narrateur :
Les diatomées captent l’énergie solaire et génèrent un quart de l’oxygène sur Terre. Malgré leurs dures carapaces de silice, ces phytoplanctons sont dévorés par les copépodes, amorçant ainsi la chaîne alimentaire.
Les diatomées sont des protistes, des êtres unicellulaires à noyau. Elles vivent en solitaire ou forment de longues chaînes, éventails, zig zags ou spirales. Les diatomées centriques apparaissent au Jurassique il y a 200 millions d’années, le fruit de combinaisons chimériques entre algues et levures qui alors peuplent les océans.
Depuis, les diatomées ont acquises de nouvelles formes, gènes et métabolismes. Elles sont devenues les championnes de la photosynthèse, tout en gardant des propriétés de cellules animales. Avec leurs consœurs protistes, les diatomées ont fait grimper le taux d’oxygène et chuter le CO2 atmosphérique. Lestées du poids de leurs carapaces, elles ont sédimenté au fond des mers, devenant couches siliceuses et sources de pétrole.
Il y a 65 millions d’années, lorsque les dinosaures disparaissent, les diatomées survivent à l’extinction de masse et s’adaptent aux régions polaires, où elles pullulent. Surgissent alors des diatomées dites pennées. Elles colonisent de nouvelles niches écologiques, glissent ou s’agrègent en bio-films, dégageant parfois des toxines qui dévastent les élevages aquacoles.
Sous un soleil puissant, si fer et silice abondent, les diatomées prolifèrent en se divisant. A chaque division elles rapetissent, devenant des modèles réduits. Pour survivre elles doivent restaurer leur taille originale. Les diatomées miniatures deviennent alors gamètes mâle et femelle qui donnent naissance à des enfants dépassant la taille des parents.
C'est ainsi que les diatomées prolifèrent près des pôles en blooms spectaculaires, visibles depuis l'espace.

---Fin.